UNE HISTOIRE HUMAINE · CHANGER D’ÉPOQUE

Au rythme
des usines.

Derrière les rangées de machines : des métiers, des familles, des apprentissages, des conflits et des souvenirs. Changez d’époque pour en approcher quelques traces.

1900

L’usine dessine un quartier

Les ateliers de Loos s’agrandissent à partir des années 1870. L’activité ne s’arrête pas aux murs de l’usine : logements, jardins, crèche et écoles organisent une partie de la vie du personnel. Les brochures de l’entreprise décrivent les institutions qu’elle a créées ; elles présentent aussi sa propre vision des relations sociales.

Ouvrir les documents de cette époque ↗
Carte postale, éditeur Tabac Tirloy, 1926 · Collection et numérisation P. Mahieu, Lille d’antan · Voir la source ↗

La carte postale montre le faubourg dans les années 1920 : une trace visuelle du quartier industriel, plus tardive que ce premier repère.

1936

Reconstruire, produire, revendiquer

Après la Première Guerre mondiale, les ateliers reprennent et l’entreprise se rapproche de Cartier-Bresson. Les documents sociaux de 1924 décrivent logements et apprentissage. En 1936, les grèves du textile rappellent que l’histoire des usines est aussi celle des revendications ouvrières et des négociations.

Ouvrir les documents de cette époque ↗
Fonds du musée TCB · Fête du travail, 25 avril 1920

Fête du travail à Loos, 25 avril 1920. Les fêtes d’ancienneté et les grèves sont des traces différentes de la vie collective.

1965

Apprendre un métier, faire équipe

Martine Vandendorpe épouse Clerbout entre en apprentissage en 1965. Elle partage son temps entre les cours et l’usine, passe un examen d’ouvrière polyvalente, puis travaille au bobinoir. Ses photographies mettent des visages sur les équipes et les souvenirs d’une famille très liée à l’entreprise.

Ouvrir les documents de cette époque ↗
Collection Martine Vandendorpe épouse Clerbout · Photographie d’apprentissage, 1965–1966

Apprentissage, 1965–1966 · Collection Martine Vandendorpe épouse Clerbout ; droits de l’autrice.

PRENDRE UN PEU DE HAUTEUR

Au-dessus
des toits de Loos.

Des cheminées, des sheds, des ateliers à étages : promenez votre regard dans cette vue de 1948.

Vue de l’usine Thiriez de Loos en 1948 : rangées de toits d’ateliers, bâtiments à étages et cheminées

Photographie de Loos, 1948 · Fonds du musée TCB. Vue agrandie pour l’exploration.

UNE MAISON, UN JARDIN, UN LIEN AVEC L’USINE

Vivre à côté
de son travail.

La cité ouvrière se développe par étapes. Les plans conservés montrent plusieurs types de maisons, des jardins et des espaces communs. Les brochures de 1900 et de 1924 détaillent loyers, prestations et règles de location.

Ces avantages s’accompagnent d’un encadrement : le logement est lié à l’emploi et sa location répond à un règlement. Lire ensemble les réalisations matérielles et leurs conditions permet de comprendre ce que recouvre le paternalisme industriel.

L’album des plans a été sauvé au moment de la fermeture par Michel Cambier, ancien cadre de DMC, selon le récit publié par Gilles Thiriez en 2014.

Lire les institutions ouvrières ↗
Album de la cité présenté pour 1900 · Document sauvé par Michel Cambier ; journal de Gilles Thiriez, 17 mars 2014

LES MÉTIERS DERRIÈRE LE FIL

Des mains,
des regards, des équipes.

01

Rattacher

Le rattacheur ou la rattacheuse intervient quand un fil se casse. Ce geste discret aide à comprendre le travail humain derrière la continuité apparente de la machine.

02

Surveiller et régler

Cardeurs, fileurs, retordeurs et bobineuses suivent la matière à des stades différents. La mécanique ne supprime ni le contrôle ni le savoir-faire.

03

Faire fonctionner l’ensemble

Mécaniciens, électriciens, employés de bureau et services de paie font aussi partie de l’usine. La photographie des cadres réunis à Doullens en 1958 en donne un aperçu.

Retrouver les visages et les fonctions, Doullens 1958 ↗

CROISER LES REGARDS

Une histoire,
plusieurs voix.

Ce que l’entreprise montre

Les brochures sociales décrivent crèche, pensions, apprentissage et logements. Elles expliquent le projet de la direction et la manière dont celle-ci souhaite le présenter.

La brochure de 1924 ↗

Ce que les témoins racontent

Les souvenirs de Martine Vandendorpe épouse Clerbout et d’Edwige Lefebvre relient le travail aux familles, aux lieux et aux changements vécus. Ils sont datés et personnels.

Lire les témoignages ↗

Ce que d’autres documents interrogent

L’enquête de Marcelle Capy publiée en 1914 décrit la pénibilité dans les filatures du Nord. Elle ne nomme pas Thiriez : elle éclaire un contexte régional, sans prouver que chaque pratique décrite ait eu cours ici.

L’enquête de Marcelle Capy ↗

UNE ARCHIVE AUDIOVISUELLE POUR PROLONGER

1978 : la crise
devant la caméra.

Le 12 juillet 1978, FR3 consacre un reportage à la crise du textile chez DMC à Loos. L’INA identifie Bernard Robbe, responsable CFDT, et Gérard Thiriez parmi les intervenants. La notice et la transcription permettent de confronter les analyses de l’époque.

Voir l’archive sur le site de l’INA ↗

FR3 Nord–Pas-de-Calais · 12 juillet 1978 · 3 min 45 · Lecture sur le site de l’INA.

Sources et repères de cette découverte

Les récits de présentation se prolongent dans les documents complets. Les photographies portent leur crédit sous l’image.

Chaque archive est une porte d’entrée.

Par exemple :

Recherchez dans les pages du musée et les articles du journal.

Parcourir l’ensemble des archives →

Mon carnet de visite

Retrouvez ici les archives que vous avez mises de côté. Votre carnet est conservé sur cet appareil.

Trouver un nouveau fil à suivre ↗